Groupe n°4, journal de bord, Alban Vogel et Jessica Friedling

18/04/2013

Lien du film réalisé: https://vimeo.com/64133237

 

Le projet que nous avons entrepris de faire se traduit par une juxtaposition vidéo de lieux d’attente publics de Montréal et Genève.

Nous pensons que le meilleur moyen de découvrir est de se laisser bercer par le courant ambiant et de s’arrêter par-ci par-là et d’observer. Nous avons tenté de retranscrire cet état par les prises de vues réalisées dans les lieux d’attentes que proposent les villes de Montréal et Genève.

Nous avons décidé de créer un lien entre les deux villes par ces files d’attente qu’elles ont en commun. L’attente étant un moment de suspens, nous avons décidé de la souligner par un appel téléphonique et la mise en attente de cet appel grâce à une musique d’attente.

Cette vidéo traduit l’agacement de ces moments si nombreux dans notre vie quotidienne.
Les plans réalisés dans les deux villes ont été montés côte à côte de façon à ce que nous ne percevions qu’une seule et même file. Cet effet continu peut être parfois mis en avant par un effet de symétrie, un effet de miroir qui vient renforcé l’idée de similarité.

Les plans respectifs des villes ne sont quasiment jamais placés au même endroit afin d’entrainer le spectateur dans une confusion et une perte d’orientation toujours pour affermir le concept analogique entre les deux villes.

Le film se termine en un mashup d’images d’attentes, présenté de manière stroboscopique accompagnée d’un son strident semblable au signal de coupure d’appel modifié de façon à atteindre la quintessence

Le workshop est organisé en collaboration avec la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD), du 1er mars 2013 au 19 avril 2013, dans le cadre du cours AVM3302 Arts médiatiques: structures et formes temporelles.

Les étudiants des deux écoles pourront mener des projets en commun sur les thématiques du territoire et des formes temporelles.
Avec un décalage horaire de 6 heures, Genève, située en Suisse, est distante de presque 6000 km de Montréal. Autre territoire, autre temps, comment avec les moyens technologiques contemporains connecter les deux villes, les comparer, les fusionner ? Comment voyager à distance et découvrir une cité sans être sur place ? Comment communiquer et créer en coopérant avec des étudiants basés sur un autre continent ?

En recourant aux nouvelles technologies comme les webcams dans l’espace urbain, Google Street View, Skype mais aussi au dessin à la vidéo ou la
photographie, les étudiants, réaliseront des projets mettant en place des jeux spatio-temporels qui relatent de la relation entre ces deux territoires.

 

26 février
Enfin des informations concrètes ! Naviguer à vue n’étant pour nous qu’une source d’angoisse nous avons été agréablement surpris par les plus amples explications qui nous ont été données aujourd’hui par Myriam et Paul.

Cette séance nous a permis de nous projeter dans quelque chose de faire naître en nous de petites idées.

Jessica et moi avons décidé de former une équipe pensante prête à tout démonter ! Puisse la suite des événements nous le permettre !

M. Viaccoz et Mme Poiatti nous ont donné des références d’artistes pour inspiration.

Nous avons aussi entamé des petites discussions de différentes idées de concept et de techniques pour le projet sans pour le moment savoir où nous allons.

 

28 février
Précision du projet et décision de réaliser un projet en rapport avec l’attente dans les lieux publics.

Aujourd’hui était un jour de grandes discussion et interrogations pour nous deux. Nous avons pu mettre en commun nos premières idées, envies, nos orientations. Elle n’est — comme moi — certaine de rien, mais il semblerait que l’idée de partir sur une idée de filmer dans des espaces d’attente conviennent aux deux.

Nous avons donc entamé une conversation sur ce qu’était un espace d’attente, un moment d’attente, une attente; ce qu’on y faisait, ce qu’il s’y passait.

Pour me moment focalisé sur la vidéo, nous n’écartons pas pour autant les pistes que sont susceptibles de nous offrir le son et la photographie.

 

5 mars
Mise en relation des projets entre Montréal et Genève.
Pour aujourd’hui il nous était demandé d’avoir une idée finalisée définitive et postée sur le blog auloin.ifaway.net.

Nous avons pu voir avec émerveillement les premières propositions de nos collaborateurs de l’autre côté du globe.
C’est véritablement intéressant de voir comment, avec un sujet commun, et par la créativité de chacun, les idées divergent. Enfin… J’espère que nous réussirons à trouver une personne qui veuille bien de nous.
Nous avons hâte de voir la suite !

L’idée que nous avons postée est celle de réaliser un petit film utilisant des bandes tournées au moyen de caméra-espionne dans des lieux d’attente.
Jessica et moi pensons que l’un des moyens de découvrir une ville est de se poser quelque part et de regarder ce qu’il s’y passe.

 

7 mars
Aujourd’hui ce fut une séance un peu longuette parsemée de petit problème technique dû à la SUPER connexion dont notre école est dotée! Dans le fond ce fut une séance extrêmement instructive, car chaque groupe est venu devant la caméra développer son projet.
Nous avons vu, c’est certain la personne avec qui nous allons travailler jusqu’au 19 avril… mais laquelle est-ce?! Nous avons bien eu un commentaire au scénario que nous avons posté de la part de SophieCabot… Mystère mystère…

 

12 mars
Aujourd’hui est un grand jour puisque nous allons enfin savoir quel sera le nom de notre binôme.

Non pas que nous ayons quelques griefs que ce soit contre elle et son projet, mais pour le moment nous somme juste surpris par le choix du projet qui devra être couplé au notre. Nous n’avons rien ni de près — ni de loin en commun avec son projet. Et avons un peu l’impression d’avoir été les victimes d’un choix par défaut venant de la part des instances décisionnaires. Quoi qu’il en soit nous ne nous avouons pas pour autant vaincu et sommes prêts à relever le défi.

À vrai dire il nous tarde vraiment d’avoir Sophie sur Skype et de pouvoir entamer un dialogue afin d’entamer les… négociations.

 

13 mars
Nous avons pu avoir Sophie sur Skype. Ici commence la collaboration ou plus simplement pour le moment LE dialogue.

14 mars
Les jeux sont faits aujourd’hui nous avons pu vraiment bien discuter ensemble et avons pu parler avec plus de précision du travail qu’il y’aurait à réaliser. Ainsi, nous avons pu déterminer les lieux à filmer et nous sommes imposé un rendu en interne à jeudi prochain.

 

19 mars
Silence on tourne!
ACTION! Voilà comment pourrait pu être résumé la journée de fou que nous venons de passer.

Après nous être retrouvés à la HEAD pour un petit brief de la part de notre Paul préféré, nous sommes allés tourner nos premières scènes.

Direction la gare où nous avons pris le premier train qui se présentait à nous.
Direction l’aéroport..

Lors du trajet Jess et moi avons eu l’occasion de discuter de tout et de rien… De la chance que nous avons d’avoir une telle liberté pour réaliser nos projets, de la pluie et du beau temps. Les scènes tournées, nous rebroussons chemin pour nous rendre aux autres lieux que nous avions définis au préalable. Ceci fait, nous avons pu dérusher tranquillement pendant la pause de midi.

 

21 mars
Discussion par Skype avec Sophie, un assistant technique et Cassandre. Nous avons discuté de nos prises de vues et difficultés rencontrées lors du tournage. Nous allons nous échanger nos images dès que possible et faire des tests de montage.

Nous avions rendez-vous pour échanger sur nos visuels vidéos. La rencontre débute avec André et Cassandre. Sophie cherche une façon de filmer sans être trop intrusive. Avec André nous explorons les façons de filmer avec une caméra-espionne, ou des lunettes-espionnes. Sophie pense aussi utiliser la caméra web que nous pouvons trouver dans la ville. Après réflexion, Sophie utilisera une petite caméra de type Q3, pour la qualité d’images et la subtilité de l’appareil.

En discutant en groupe, nous décidons de prendre des prises de vue de file d’attente, mais aussi de personnes qui attendent.
Nous discutons lors de notre appel Skype, de la finalité du projet.

Une idée : Nous allons faire une projection, si possible simultané, dans une boite avec des miroirs pour créer un effet kaléidoscope avec la vidéo.

 

22 mars
Aujourd’hui nous avons convenu d’un rendez-vous skype au 25.

C’est tout.

 

25 mars
Nous avons pu discuter aujourd’hui avec Sophie à propos d’une éventuelle direction à donner à notre film. Nous sommes certains de vouloir filmer des personnes qui attendent, mais pour quel résultat, quel ressenti à la lecture de la vidéo?

L’idée d’une file interminable a été évoquée. Après tout pourquoi pas? Cela soutiendrait l’idée d’attente. Nous sommes toujours en train de réfléchir sur la question à l’heure ou j’écris ces lignes. La nuit porte conseil. Nous verrons cela demain.
Pour perdre le moins de temps possible, Jess et moi avons décidé de prendre les devants et de nous atteler à une première séance cutting des vidéos que nous avons produites.

Rendez-vous jeudi pour rediscuter du contenu et de notre façon d’assembler tout ça.

 

26 mars
Ca y est nous tenons notre idée, nous l’avons envoyée à Sophie pour savoir ce qu’elle en pensait. Le décalage horaire rend le travail fastidieux. Tout est décalé on à l’impression que tout prendra 10 fois plus de temps que si on était à côté l’un de l’autre. C’est aussi en partie pour ça qu’Alban me laisse m’occuper de la partie « communication » avec Sophie.

Au niveau du travail réalisé pour la journée, nous avons poursuivi notre séance cutting et nous sommes rencardé sur des sons pouvant êtres exploitables sur des banques de son en ligne telles que sound fishing.

Echange Facebook, Jess et moi proposons une vidéo qui met en relief le ridicule des files d’attente, les frustrations de l’attente.

Sophie propose de mettre en background sonore des informations sur le progrès technologique (nanosecondes-voyage dans l’espace, ou autre) et sur la gestion de temps pour ajouter à la distance entre ce que le progrès promet, et la réalité de nos errances quotidiennes dans l’attente. Possibilité d’ajouter des séquences photos dans la vidéo, à voir.

 

28 mars
Ca y est nous tenons notre idée, nous l’avons envoyée à Sophie pour savoir ce qu’elle en pensait. Le décalage horaire rend le travail fastidieux. Tout est décalé on à l’impression que tout prendra 10 fois plus de temps que si on était à côté l’un de l’autre. C’est aussi en partie pour ça qu’Alban me laisse m’occuper de la partie « communication » avec Sophie.

Au niveau du travail réalisé pour la journée, nous avons poursuivi notre séance cutting et nous sommes rencardé sur des sons pouvant êtres exploitables sur des banques de son en ligne telles que sound fishing.

Echange Facebook, Jess et moi proposons une vidéo qui met en relief le ridicule des files d’attente, les frustrations de l’attente.

Sophie propose de mettre en background sonore des informations sur le progrès technologique (nanosecondes-voyage dans l’espace, ou autre) et sur la gestion de temps pour ajouter à la distance entre ce que le progrès promet, et la réalité de nos errances quotidiennes dans l’attente. Possibilité d’ajouter des séquences photos dans la vidéo, à voir.

 

3 avril
Jessica et moi nous sommes donnés rendez-vous à un Starbucks afin de commencer tranquillement notre journée de tournage comme il se devait. Ce petit laps de temps nous a permis de nous parler et de discuter des modalités du travail qu’il y avait à faire. Notre café terminé, nous nous sommes donc mis en route pour les différents lieux que nous avions sélectionnés avec soin.
Ainsi nous nous sommes rendu à la gare Cornavin afin de faire des prises de vue de personnes attendant de passer à un guichet, ici, cuisant échec d’emblée. Ayant voulu faire les choses bien, nous avons demandé une permission de filmer à un personnel de la gare. Ce dernier nous a répondu que si nous voulions filmer, nous n’avions qu’à en faire la demande sur internet à une sorte de responsable de communication. Bref c’est avec une petite amertume et un peu dépités que nous repartissions d’où nous étions venu.
Second spot, le bancomat de la poste, à la rue du Mont-Blanc. Quelques plans intéressants sans non plus tomber dans le sensationnel…
Troisième spot ou plutôt troisième aire, rive et les rues basses, nous nous y sommes rendu pensant qu’elles allaient être, comme à leur habitude, surpeuplée, noires de monde bref qu’il y aurait eu matière à travailler! Il n’en eut rien été, un week-end de Pâques entre 11 h et 12 les rues étaient désertes, ou presque…
Nous nous sommes donc promenés pendant 1 h dans ces rues pensant aux endroits qui seraient susceptibles de se remplir une fois midi venu. Une banque, une boulangerie et une roulotte de panini. Ce choix fait, nous n’avions plus qu’à attendre! Et cela à payer! Il n’y a que la boulangerie ou nous ne sommes pas retournés, car cela nécessitait une autorisation. Pour rattraper le coup, nous avons donc décidé de tourner des plans dans une poste sans autorisation et cela à payer! Notre intervention n’a pas duré plus de 2 minutes : tel un duo de ninja sénégalais travaillant ensemble depuis des années, le tournage s’est déroulé à la perfection. Les gens ont à peine eu le temps de se rendre compte de ce qu’il leur arrivait que nous étions déjà à mille lieues de là, dans un tram en train de savourer notre victoire!
Nous nous sommes ensuite dirigés vers les deux spots qu’il nous restait à faire : le bancomat de la poste de Plainpalais ainsi que la Migros du centre commercial à proximité.
Le premier lieu s’est avéré être un échec. Nous sommes donc passés au suivant.
À la miro, nous avons pu filmer de haut des files d’attente aux caisses. Les plans sont intéressants et le point de vue « orignal » amène véritablement quelque chose dans l’image.
Ces plans tournés nous sommes retournés aux bancomats et après l’échec de tout à l’heure ce fut une victoire pleine et totale! Nos yeux s’amplifient de joie et la tension était palpable alors que nous voyons plus de 5 personnes attendre à un distributeur!!!
Bien heureux et fort de notre matinée passée ensemble à arpenter les rues de notre ville bien-aimée, l’appartement de Jessica, malgré ses 4 étages sans ascenseur, nous a permis de nous reposer et de pouvoir, en dérushant nos cartes mémoire, de faire le point sur la matinée passée!
Nous avons regarder chaque bande et avons décidé des césures à effectuer en postproduction afin de déterminer si oui ou non ce que nous avons capturé nous était suffisant pour entamer un certain montage vidéo. Les séquences tournées nous paraissent satisfaisantes. Sachant que les plans antérieurs viennent s’y ajouter. Le travail nous a semblé terminé et puis je m’en suis allé après avoir terminé le verre (d’eau) que Jessica m’avait si gentiment versé!
Sur le retour, passant par rive et les rues basses pour aller me quérir d’un câble pour un appareil portatif téléphonique de la marque représentée par une pomme, je ne put m’empêcher de sortir mon appareil et de filmer successivement, la FNAC, l’intérieur d’un kiosque et le passage de la Monnaie. Quelques plans de plus, ne sait-on jamais s’ils sont bons, ça peut toujours nous sortir d’une mauvaise situation.

 

9 avril Je me suis rendu à l’aéroport de Genève ce matin pour aller faire des prises de vues susceptibles d’intéresser fortement Sophie. Il s’agissait de capturer des moments anecdotiques à l’intérieur d’une file d’attente.
Jessica quant à elle est allée directement à l’école pour continuer le montage vidéo. Je ne sais pas ce que j’aurai fait sans elle à ce workshop.

Nous sommes en fin de projet et je pense pouvoir dire sans le tromper que nous commençons à savoir comment travaille l’autre.

 

10 avril
Pas bien folichon aujourd’hui niveau workshop, un bref échange de message sur facecbook et puis c’est déjà pas mal au vu de la masse de travail que nous avons à réaliser de notre coté.

Ce workshop demande une implication permanente.

 

11 avril
Le bout du tunnel! Après un rapide rendez-vous Skype. Sophie, Jessica et moi sommes repartis au travail!

Jessica entreprit de continuer le montage du film définitif et moi de mon coté ai pris en charge la réalisation du petit livre que vous êtes en train de lire.