Groupe n°4, journal de bord, Sophie Cabot

21/04/2013

 

Groupe no. 4

Jess Friedlich HEAD

Alban Vogel HEAD

Sophie Cabot EAVM

 

Journal de bord de Sophie. Formulé comme un journal personnel, mon journal de bord est un reflet des embûches au travail d’équipe et de la démarche pour aboutir au projet final d’installation vidéo Couloir.

 

Préparations avant notre premier contact.

Il faudrait définir quels lieux d’attentes nous retenons pour le projet.

Je pense que ce serait bien de choisir un lieu et y retourner ou cibler quelques lieux (des deux villes) et les mettre en relation.  Choisir un lieu où l’on peut faire une certaine observation ou entrer en contact avec les personnes, j’aimerai savoir ce qu’ils font de leur temps perdu ?? musique : qu’est-ce qu’ils écoutent, téléphone, à qui ils parlent ?

 

Pour se dépayser on pourrait cueillir des images et des sons pour les envoyer à notre interlocuteur pour qu’il construise une vidéo.

 

D’un autre côté j’aimerai mettre en relation deux personnages, ou deux groupes de personnes, monter un dialogue  en sons et  en images, de mouvements dans la ville ou dans l’attente. Une vidéo divisé en deux parties, peut-être même en 4 parties jour/ nuit Montréal, Genève.

 

Premier contact :

le 13 mars 12h20 , nous avons pris 5-10 minutes pour poser chacun de notre côté des questions. Alban et Jess voulaient savoir comment Sophie voulait intégrer l’aspect culturel dans le projet. Alban se sentait moins à l’aise de traiter de la culture genevoise parce qu’il est français . Il ne veut pas traiter de la culture suisse. On élargit la notion de culture en se disant qu’elle émergera. Nous n’en traiterons pas spécifiquement.

Nous gardons l’aspect de lieu d’attente et nous nous donnons comme mandat de réfléchir sur ce que nous voyions comme lieu d’attente, qu’est-ce que nous incluons. Nous gardons l’aspect vidéo et montage sonore (en lien avec mes intérêts).

 

14 mars :

Appel skype, nous échangeons sur les premières pistes du projet. J’ai mis de côté le sujet de la culture populaire mais je ne veux pas complètement l’évacuer. Nous nous étions donné comme mandat de réfléchir sur ce qu’est un lieu d’attente, file d’attente.  Qu’est-ce qu’on se donne comme paramètres ? Ça demeure encore large. Nous nous demandons si nous entrons en contact avec les gens que nous observons ou non. La communication est coupée rapidement. À suivre dans une prochain contact téléphonique. Les professeurs nous suggèrent de garder de la file d’attente et de laisser tomber les lieux d’attente et le contact avec les personnes.

 

10h35 à 10h52 : Nous rentrons en contact par skype à nouveau pour terminer l’échange.

L’idée qui se dessine, nous prenons en images vidéo et photo environ 5 lieux d’attentes de différentes sortes et nous les jumellerons dans le montage vidéo.

Nous voulons avoir une approche sociologique de ce qu’est le temps d’attente. En fait nous sommes d’accord que les gens ne veulent plus perdre leur temps, et prennent les moyens technologiques pour meubler leur temps ou simplement être efficace et régler des choses pendant qu’ils attendent. (Je crois qu’il faut distinguer file d’attente et perte de temps.)

 

Nous avons rendez-vous dans une semaine, jeudi matin, pour discuter du matériel vidéo que nous aurons à ce moment. Alban nous envoie une adresse pour déposer nos fichiers communs. Sophie s’occupe d’envoyer le doodle.

On est en route.

 

 

21 mars 2013:

Nous avions rendez-vous pour échanger sur nos visuels vidéos. La rencontre débute avec André et Cassandre. Sophie cherche une façon de filmer sans être trop intrusive. Avec André nous explorons les façons de filmer avec une caméra espion, ou des lunettes espion. Sophie pense aussi utiliser la caméra web que nous pouvons trouver dans la ville. Après réflexion, Sophie utilisera une petite caméra de type Q3, pour la qualité d’images et la subtilité de l’appareil.

 

Jess et Alban m’envoient de belles images, de bonne qualité.

 

 

Nous discutons de l’intrusion dans la bulle des gens qui sont en file d’attente. Comment contourner le problème? Nous discutons des

 

possibilités; webcab sur le net pour suivre des mouvements de file d’attente, lunettes espions ou cacher une caméra près d’un lieu où se crée une file d’attente.

 

 

En discutant en groupe nous décidons de prendre des prises de vue de file d’attente mais aussi de lieux d’ attente.

Nous discutons lors de la finalité du projet. Une idée : Nous allons faire une projection, si possible simultané, dans une boite avec des miroirs pour créer un effet kaléidoscope avec la vidéo. Nous voulons coller des images en symétrie, créer des diptyques qui créent des formes géométriques.

 

Nous discutons du rendu final , il faut choisir entre des images à basse résolution ou en format HD.

Jess et Alban garde l’idée d’un montage sonore avec les sonneries de téléphone cellulaire.

Je discute avec André des possibilités qui s’offrent à nous pour filmer des files d’attentes. Il me propose sa caméra web pour que je filme en cachant la caméra dans la voiture , stationnée devant une file.

 

 

Jeudi 21 mars  à dimanche 24 mars : Prise de vue, et exploration pour Sophie. Recherche de lieu d’attente et de file. Bus, école, UQAM, café étudiant, rue St-Laurent, métro.   

 

Lundi matin 25 mars : Rencontre Skype par l’équipe. Nous rediscutons de ce que nous voulons faire. Une vidéo sur les files et l’attente. Nous misons sur les prises plus prolongées car c’est là qui se passe quelque chose d’intéressant. Les micro-évènements dans la file.

Nous décidons de “nettoyer” nos prises de vue pour garder ce qui est intéressant pour le projet. Rendez-vous jeudi pour rediscuter du contenu et de notre façon d’assembler tout ça.

 

Mardi 26 mars: échange Facebook. Jess et Alban propose une vidéo qui met en relief le ridicule des files d’attentes, les frustrations de l’attente. Sophie propose de mettre en background sonore des informations sur le progrès technologique (nano-secondes-voyage dans l’espace, ou autre) et sur la gestion de temps pour ajouter à la distance entre ce que le progrès promet, et la réalité de nos errances quotidiennes dans l’attente. Possibilité d’ajouter des séquences photos dans la vidéo, à voir. Je me demande pourquoi on traite du ridicule de la situation, trouver une ligne directrice ?? Il nous manque un fil conducteur. Les images que je reçois ne reflètent pas nos décisions.

 

 

Le jeudi 28, le rendez vous est manqué ! Malentendu !! Jess et Alban écrivent qu’ils proposent de passer au montage et d’inclure leur bande sonore de cellulaire. Ils suggèrent que nous fassions chacun montage et que nous présentions dans chacun écran côte à côte. Sophie n’a pas été impliqué dans cette prise de décision. Les aléas du travail de groupe et la distance créent des asymétries dans la collaboration. Comment faire pour que tout le monde trouve son compte ?

 

Le 29 mars une rencontre Skype entre Jess et Sophie. Nous tentons de comprendre ce qui se passe. Imbroglio organisationnel dans l’équipe no. 4 !

Jess et Sophie se mettent d’accord pour continuer avec l’idée de la longue file d’attente interminable. Nous pensons qu’il faut filmer encore plusieurs scènes et se concentrer sur les files prisent dans différents angles. Nous laisserons tomber les gens attendant sans être en file.

Nous devons améliorer notre prise de vue.

Un échange entre Jess et Sophie sur quelques questions techniques: quel format d’images nous privilégions, 1080, 1980 ou plus petit 780 ?? Nous décidons le 1080. Quel point de vue nous prenons sur les files. Sophie suggère qu’on se rapproche plus des gens. Les plans pris à Genève sont trop éloignés, nous perdons le sujet de la file d’attente.

 

 

 

Sophie infiltre les files d’attentes pour essayer des plans de prises de vue. C’est concluant et c’est à intégrer au projet. Les clips sont envoyés sur Hero upload.

 

Nous statuons que le clip ne devrait pas être plus long que 5-6 minutes.

Sophie propose que chacun filme de son ôté pour multiplier les prises, car il nous faut idéalement plusieurs courtes prises que nous assemblerons. L’idée de faire tourner les files tel qu’un kaléidoscope nous semble intéressante comme structure du montage.

 

Nous nous donnons rendez-vous pour le mercredi, sachant que nous aurons du matériel à s’échanger le mardi via le site.

 

Intrusion – Utilisation d’une webcam

vendredi 29 mars: Je rencontre André pour qu’il me prête sa web cam. Il était question pour moi après en avoir parlé avec mes collègues de filmer des files en cachant la caméra. Les personnes ont des réactions quand je les filme. Certaines personnes me manifestent leur désaccord. Je me sens intrusive.  Un groupe d’étudiants m’ont fait un doigt d’honneur parce que je les filmais. Un homme dans le métro m’a fait signe de mécontentement avec la main. À plusieurs reprises les personnes se cachent en voyant la caméra. À la gare de bus je me suis fait interpellé par les gardiens, je ne pouvais filmer la file de la billeterie. J’étais restreinte à certaines zones devant les portes pour prendre les bus. J’ai discuté à quelques reprises de cette situation avec les collègues, et eux disaient de ne pas vivre cette situation, par contre lors du dernier contact avec Alban il me fait part qu’ils l’ont vécus à certains moments.

J’ai observé que l’approche de Jess et Alban est de filmer des scènes très courtes. Je me suis dit que les gens n’ont pas le temps de réagir vraiment. Pour ma part je filme les personnes plus longuement c’est peut-être une explication de la réaction des personnes. Les prises plus longues m’apparaissait plus intéressantes parce que je peux détecter des micros évènements dans les files d’attentes. Il ne restera qu’à couper ce qu’il y a de trop, au montage. J’ai fait part à Jess et Alban que leur prises m’apparaissait trop rapide, ça ne donne pas assez de matériel pour l’intégrer au montage.

Nos images sont pauvres, j’en fait part aux autres.

 

 

29 et 30 mars- 1er et 2 avril:

Échanges de fichiers vidéo via Upload Hero. Le transfert est extrêmement long d’un côté comme de l’autre.

Jess et Alban avait déjà déposé des fichiers audio de sonnerie, et autres sons de téléphones. Sophie fait une recherche de sonorités urbaines de son côté.

 

Les collègues de Genève semblent avoir une idée assez précise de ce qu’ils voient comme montage. La collègue montréalaise ne voit pas la même chose, faisons confiance, un résultat concluant en ressortira. Par contre il semble évident que deux montages séparés sont à privilégier pour diverses raisons: difficulté à se donner du feed-back sur l’aspect formel du projet. Nous ne pouvons être physiquement ensemble les trois, il est plus facile de travailler au montage en étant ensemble et partager sur le rendu.

 

 

3 avril :

Rencontre Skype entre Jess et Sophie. Mise au point sur la participation de chacun. Nous souhaitons faire un projet avec le même  matériel et peut-être faire un montage chacun de notre côté.

 

Jeudi 4 avril:

Rencontre Skype entre Alban et Sophie.

Nous discutons prise de vue ciblées : gros plan sur les files, nous entrons dans les files d’attentes. Alban propose de mettre une caméra sur trépied dans la file, de dos et de face. Plus de prises aussi de files à l’aéroport. Les  étudiants genevois ont plus de difficulté qu’ils n’avaient prévu à trouver des files d’attentes, surtout cette semaine qui est un temps de vacances national.

 

Nous concluons que faire des prises de vue au même endroit sous différents angles et à différents moments pour varier la foule sera assez bien.

J’ai fait une formation After Effects avec Jean-Philippe. Je ne vois pas comment je vais créer une file d’attente infinie avec des groupes de 2-3 personnes qui attendent. Vraiment ! Je regarde les vidéos plusieurs fois pour trouver un filon.

Autres prises de vues intérieures et extérieures.

 

Samedi 6 avril : Essai de montage avec  Premiere et After effect. Repérage pour story board.   

 

Entre Lundi 9 avril  et le jeudi 18 avril:

Plusieurs téléchargements de fichiers vidéos. Je suis déçue parce que je n’ai pas de scène de file d’attente, ni de scène dans la file d’attente.

 

Le projet m’embête, c’est pourquoi je compte sur After Effect pour créer un semblant de file d’attente. Je ne démords pas de cette idée. Jess et Alban ont l’air enchantés de leur montage.

 

Contact Skype avec les profs le jeudi 11 avril. Nous prenons une entente pour nous contacter pendant le week-end avec nos textes et nos montages pour se préparer à la présentation finale.

 

Il y a le texte, et le journal de bord à faire. Alban s’occupe des deux. Je m’occupe de mon texte. Le journal doit se faire en équipe, je promets à Alban des documents à ajouter (captures d’écrans que j’ai prises durant le projet), mais je lui demande d’attendre car je suis en

montage. Je le renvoie au site ifaway, pour les premières pages.

 

 

 

Présentation finale

Échange des textes accompagnant les deux montages. Nous visionnons chacun nos vidéos. Je leur fait part de mes commentaires, aucun retour de leur part sur le mien. Je découvre qu’ils avaient d’autres prisent de vue de l’aéroport de longue file d’attente que je n’ai jamais reçues. Ils me les envoient le mardi soir mais j’ai déjà fini mon concept de montage.

Je reçois le journal de bord proposé par Alban mais après qu’il l’ait remis imprimé, le mardi. Dommage car je trouve sa présentation très belle !  

 

 

Réflexions sur l’ensemble du projet :

Un projet comme celui-ci nécessite un engagement de la part des joueurs. Je pense que dans notre équipe la collaboration n’était pas complètement consentie. Mes collègues ont gardés la même idée depuis le début : des images de lieux d’attente avec des sons de cellulaire et de musique d’ascenseurs. Malgré toutes les pistes à explorer que j’ai proposées, nous n’avons pas explorer ensemble. Les moyens technologiques nous permettent d’échanger, le projet en ce sens est génial. Seule, je n’aurai pu réaliser cette vidéo. Il demeure que le désir de contribuer doit être présent. La communication entre les parties est différente que celle lors d’un face à face; la probabilité des mauvaises interprétations est sûrement augmentée.

 

Malgré la démarche difficile, j’ai cheminé dans ma réflexion sur le médiatique dans l’art actuel. J’ai exploré diverses techniques qui m’étaient inconnues.

Je suis satisfaite de mon projet final. La dernière rencontre avec Caroline et Alexandre m’a beaucoup aidé à me fixer des critères de montage vidéo. Le projet se développe encore même après la présentation. Je le présenterai avec de plus gros téléviseurs et je les disposerai au centre d’une pièce tel que suggéré par Alexandre, l’installation serait ainsi plus présente et imposante.

 

Merci à vous tous, les profs et assistants !